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Pourquoi la confiance est-elle devenue un facteur clé pour recruter et trouver des clients ?

Deux professionnels se serrant la main dans un bureau, entourés de symboles représentant la sécurité, le recrutement, la communication et la satisfaction client, sous l’identité visuelle d’APT Informa.

Une entreprise peut proposer un bon produit, un salaire attractif ou une expertise reconnue sans parvenir à convaincre.

Pourquoi ? Parce qu’avant de signer un contrat, d’accepter un devis ou de rejoindre une équipe, une personne doit répondre à une question essentielle :

Puis-je réellement faire confiance à cette entreprise ?

La confiance a toujours joué un rôle dans les relations professionnelles. Mais elle est devenue encore plus importante avec la multiplication des contenus générés par l’intelligence artificielle, des avis en ligne, des promesses commerciales, des faux profils et des communications soigneusement mises en scène.

Un candidat sait qu’une offre d’emploi ne montre pas toujours la réalité du poste. Un prospect sait qu’un site internet présente généralement l’entreprise sous son meilleur jour.

Tous deux cherchent donc des preuves supplémentaires.

Ils consultent les avis, les réseaux sociaux, les témoignages, les profils des dirigeants, les réalisations, les réponses apportées aux commentaires et la manière dont l’entreprise se comporte avant même qu’un contrat soit signé.

En 2026, la confiance n’est plus seulement une valeur morale. Elle est devenue un véritable facteur de recrutement, de vente et de fidélisation.

La confiance réduit le risque perçu

Recruter un salarié et choisir un prestataire semblent être deux décisions très différentes.

Pourtant, elles reposent sur un mécanisme commun : une personne doit s’engager sans pouvoir connaître parfaitement ce qui se passera ensuite.

Le candidat ignore notamment :

  • si les missions décrites correspondent à la réalité ;
  • si l’ambiance de travail est réellement positive ;
  • si le manager respectera ses engagements ;
  • si les possibilités d’évolution existent vraiment ;
  • si le télétravail ou les horaires annoncés seront respectés ;
  • si l’entreprise possède une situation suffisamment stable.

Le prospect se pose des questions similaires :

  • la prestation sera-t-elle livrée correctement ?
  • le prix annoncé sera-t-il respecté ?
  • l’entreprise répondra-t-elle en cas de problème ?
  • les données transmises seront-elles protégées ?
  • les délais sont-ils réalistes ?
  • le prestataire possède-t-il réellement les compétences présentées ?

Dans les deux cas, la confiance réduit l’incertitude.

Une personne n’achète pas seulement un produit ou un service. Elle accepte également le risque que la promesse ne soit pas tenue.

De la même manière, un candidat n’accepte pas seulement un poste. Il engage son temps, son évolution professionnelle et une partie de sa stabilité personnelle.

La confiance est devenue plus difficile à obtenir

Les entreprises disposent aujourd’hui de nombreux outils pour améliorer leur communication.

Elles peuvent produire rapidement :

  • un site internet professionnel ;
  • des publications sur les réseaux sociaux ;
  • des images attractives ;
  • des témoignages ;
  • des vidéos ;
  • des présentations commerciales ;
  • des offres d’emploi détaillées ;
  • des réponses automatisées.

Cette facilité présente un avantage : même une petite entreprise peut communiquer avec une qualité autrefois réservée aux grandes organisations.

Mais elle crée également un problème.

Lorsque toutes les entreprises sont capables de présenter une image professionnelle, cette image ne suffit plus à démontrer leur fiabilité.

Les clients et les candidats cherchent alors ce qui paraît plus difficile à fabriquer :

  • la cohérence dans le temps ;
  • des réalisations vérifiables ;
  • des témoignages précis ;
  • la parole des salariés ;
  • des réponses humaines ;
  • une identité claire ;
  • une transparence sur les limites ;
  • une réputation construite progressivement.

Le rapport 2026 d’Edelman montre à quel point cette question est devenue centrale. Dans son étude consacrée aux marques, 88 % des personnes interrogées considèrent la confiance dans une marque comme un critère d’achat important ou déterminant, soit un niveau comparable à la qualité et à la valeur proposées. 

Première leçon : une promesse ne vaut que si elle peut être vérifiée

Une entreprise peut annoncer qu’elle est :

  • proche de ses clients ;
  • innovante ;
  • bienveillante ;
  • réactive ;
  • transparente ;
  • experte ;
  • responsable ;
  • attentive à ses salariés.

Mais ces mots sont utilisés par un très grand nombre d’organisations.

Ils ont donc peu de valeur lorsqu’ils ne sont accompagnés d’aucune preuve.

Pour convaincre un candidat

Une entreprise qui affirme favoriser l’évolution professionnelle peut montrer :

  • les formations réellement proposées ;
  • des exemples de parcours internes ;
  • le fonctionnement de l’accompagnement ;
  • les compétences que la personne pourra développer ;
  • le temps prévu pour la montée en compétence.

Lorsqu’elle présente un environnement flexible, elle doit préciser :

  • le nombre de jours de télétravail ;
  • les plages horaires éventuelles ;
  • les outils utilisés ;
  • les règles appliquées à l’ensemble de l’équipe ;
  • les situations nécessitant une présence sur site.

Pour convaincre un client

Une entreprise qui promet une prestation fiable peut présenter :

  • des réalisations ;
  • sa méthode de travail ;
  • les étapes du projet ;
  • les livrables prévus ;
  • les modalités de suivi ;
  • les conditions d’intervention après la livraison.

La confiance se construit donc lorsque l’entreprise transforme ses promesses en éléments observables.

Dire « nous sommes fiables » est une affirmation. Expliquer comment les projets sont organisés constitue une preuve.

Deuxième leçon : la transparence attire davantage que la perfection affichée

Certaines entreprises pensent qu’elles doivent masquer toutes leurs difficultés pour rassurer.

Elles présentent des postes sans contraintes, des projets sans risque et des solutions capables de tout résoudre.

Cette stratégie peut convaincre rapidement. Mais elle fragilise la relation dès que la réalité apparaît.

L’Apec observe que les candidats continuent d’attendre de la considération, de la transparence et de la clarté dans les processus de recrutement, y compris lorsque le marché de l’emploi devient moins favorable. 

Une entreprise transparente ne doit pas raconter tous ses problèmes à chaque candidat ou prospect. Elle doit fournir les informations nécessaires pour permettre une décision éclairée.

En recrutement

Cela peut signifier expliquer clairement :

  • pourquoi le poste est ouvert ;
  • les difficultés rencontrées par l’équipe ;
  • la charge de travail habituelle ;
  • les attentes du manager ;
  • les objectifs des premiers mois ;
  • les possibilités réelles d’évolution ;
  • les éléments de rémunération ;
  • les différentes étapes du recrutement.

L’Apec souligne qu’une entreprise capable de présenter ses forces mais aussi ses axes d’amélioration peut instaurer une relation plus équilibrée avec les candidats. La transparence ne consiste pas à se dévaloriser, mais à ne pas enjoliver volontairement la situation. 

Dans la relation commerciale

La même logique s’applique aux clients.

Un prestataire inspire davantage confiance lorsqu’il sait dire :

  • ce que sa solution peut faire ;
  • ce qu’elle ne peut pas faire ;
  • ce qui dépend du client ;
  • quels risques peuvent modifier le calendrier ;
  • quels coûts supplémentaires pourraient apparaître ;
  • quand une autre entreprise serait mieux placée pour intervenir.

Refuser une demande qui ne correspond pas à son expertise peut sembler commercialement risqué. Pourtant, cette honnêteté peut renforcer durablement la réputation de l’entreprise.

Troisième leçon : la confiance commence avant le premier contact

Lorsqu’un candidat répond à une offre ou qu’un prospect demande un devis, il a souvent déjà recherché des informations sur l’entreprise.

France Travail évoque une « économie de la bonne réputation » dans laquelle les candidats qualifiés vérifient davantage les informations communiquées par les recruteurs et les managers. 

Le même comportement existe chez les clients.

Avant de prendre contact, ils peuvent consulter :

  • le site internet ;
  • la fiche Google de l’entreprise ;
  • les réseaux sociaux ;
  • les avis ;
  • les profils professionnels ;
  • les mentions légales ;
  • les réalisations présentées ;
  • les commentaires laissés par d’anciens clients ;
  • les informations financières ou juridiques disponibles ;
  • la régularité des publications.

L’entreprise est donc évaluée avant même d’avoir l’occasion de présenter directement son offre.

Les incohérences qui fragilisent la confiance

Certaines situations créent immédiatement un doute :

  • un site internet qui n’a pas été mis à jour depuis plusieurs années ;
  • des coordonnées différentes selon les plateformes ;
  • des prestations annoncées sans aucune réalisation ;
  • des avis très génériques publiés sur une courte période ;
  • des profils professionnels incomplets ;
  • une adresse électronique gratuite pour une entreprise établie ;
  • l’absence de mentions légales ;
  • une offre d’emploi qui ne correspond pas au discours tenu en entretien ;
  • des publications régulières auxquelles personne ne répond.

Aucun de ces éléments ne prouve automatiquement qu’une entreprise est peu fiable.

Mais leur accumulation augmente le risque perçu.

La confiance numérique repose donc aussi sur la qualité et la cohérence de la présence en ligne.

Quatrième leçon : les autres parlent souvent plus efficacement de l’entreprise

Une entreprise peut contrôler ce qu’elle publie sur son propre site.

Elle contrôle beaucoup moins ce que disent ses salariés, ses clients, ses partenaires ou ses anciens collaborateurs.

C’est précisément pour cette raison que ces témoignages paraissent souvent plus crédibles.

Le rapport 2026 d’Edelman consacré aux marques indique que les consommateurs accordent davantage de poids aux clients, aux personnes qui recommandent spontanément une marque et à leurs pairs qu’au discours directement produit par la marque elle-même. 

Pour recruter

Les candidats souhaitent souvent entendre la parole :

  • des futurs collègues ;
  • du manager direct ;
  • des anciens salariés ;
  • des alternants ;
  • des personnes ayant évolué dans l’entreprise.

Une vidéo extrêmement préparée peut donner une première impression positive. Mais un témoignage concret répondant aux véritables questions des candidats sera généralement plus utile.

Par exemple :

  • À quoi ressemble une semaine habituelle ?
  • Comment se déroule l’arrivée dans l’entreprise ?
  • Comment les erreurs sont-elles traitées ?
  • Le manager est-il disponible ?
  • Les horaires annoncés sont-ils respectés ?
  • Les salariés peuvent-ils proposer des améliorations ?

Pour trouver des clients

Les prospects souhaitent voir :

  • des avis détaillés ;
  • des études de cas ;
  • des exemples avant-après ;
  • des témoignages identifiables ;
  • des recommandations ;
  • des résultats concrets ;
  • des clients qui acceptent de parler de la collaboration.

Un bon témoignage ne dit pas seulement :

« Très bonne entreprise, je recommande. »

Il explique le problème initial, l’accompagnement réalisé et le résultat obtenu.

Cinquième leçon : la confiance dépend de la cohérence entre les paroles et les actes

La confiance ne se construit pas uniquement grâce à une bonne communication.

Elle apparaît lorsque les comportements de l’entreprise correspondent régulièrement à ce qu’elle annonce.

Une organisation qui affirme valoriser l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle perdra rapidement en crédibilité si ses managers sollicitent constamment leurs équipes le soir et le week-end.

Une entreprise qui promet de placer le client au centre de ses décisions fragilisera sa réputation si elle devient difficile à joindre dès que la facture est réglée.

La confiance repose sur les petits engagements

Tous les engagements n’ont pas besoin d’être spectaculaires.

La confiance se construit aussi à travers des actions simples :

  • rappeler à l’heure prévue ;
  • envoyer un document annoncé ;
  • prévenir en cas de retard ;
  • répondre à une question difficile ;
  • reconnaître une erreur ;
  • corriger une facture ;
  • informer le candidat de l’avancement du recrutement ;
  • ne pas modifier les règles au dernier moment.

Un client ou un candidat ne peut pas observer immédiatement l’ensemble du fonctionnement de l’entreprise.

Il utilise donc ces petits comportements pour évaluer sa fiabilité générale.

Sixième leçon : la qualité du processus compte autant que le résultat

Une entreprise peut perdre la confiance d’une personne même lorsque la décision finale est justifiée.

Un candidat peut comprendre qu’un autre profil a été sélectionné. Il acceptera plus difficilement de ne recevoir aucune réponse après plusieurs entretiens.

Un prospect peut accepter que son projet ne soit pas réalisable dans le délai demandé. Il sera plus méfiant s’il doit relancer plusieurs fois avant d’obtenir cette information.

Un recrutement respectueux

Un processus de recrutement peut inspirer confiance lorsqu’il précise :

  • les différentes étapes ;
  • les personnes rencontrées ;
  • le délai prévisionnel ;
  • les critères importants ;
  • la rémunération ou sa fourchette ;
  • les conditions réelles du poste ;
  • la date de réponse attendue.

La transparence salariale prend d’ailleurs une importance croissante. Une étude de l’Apec menée en 2025 rappelle que cette transparence peut contribuer à davantage d’équité et que les entreprises doivent se préparer à renforcer la clarté de leurs pratiques. 

Une relation commerciale rassurante

Un parcours client fiable peut préciser :

  • le délai de réponse ;
  • les informations nécessaires pour établir le devis ;
  • les étapes de validation ;
  • les responsabilités respectives ;
  • les conditions de paiement ;
  • la procédure de modification ;
  • le fonctionnement du support.

La confiance augmente lorsque la personne sait ce qui va se passer ensuite.

Septième leçon : l’intelligence artificielle augmente le besoin de transparence

L’intelligence artificielle peut améliorer la rapidité des réponses, personnaliser les échanges et automatiser certaines tâches.

Mais elle peut également créer une distance supplémentaire.

Un candidat peut se demander si son dossier a réellement été étudié par une personne.

Un client peut ignorer s’il échange avec un salarié ou avec un agent automatisé.

Selon Salesforce, 61 % des clients interrogés estiment que les progrès de l’intelligence artificielle rendent la fiabilité des entreprises encore plus importante. Par ailleurs, 72 % considèrent qu’il est important de savoir lorsqu’ils communiquent avec un agent d’IA. 

Ne pas chercher à dissimuler l’automatisation

Une entreprise peut utiliser l’IA de manière responsable pour :

  • préparer une première réponse ;
  • classer une candidature ;
  • résumer un document ;
  • rechercher dans une base de connaissances ;
  • proposer un créneau ;
  • structurer un compte rendu.

Mais elle doit expliquer son utilisation lorsque celle-ci influence significativement l’expérience de la personne.

La confiance diminue lorsque le client ou le candidat découvre qu’une interaction présentée comme humaine était entièrement automatisée.

Conserver un accès humain

L’automatisation doit également prévoir les situations nécessitant une intervention humaine :

  • demande complexe ;
  • contestation ;
  • données incorrectes ;
  • décision importante ;
  • situation émotionnelle ;
  • négociation ;
  • problème de sécurité.

Une réponse immédiate n’est pas toujours préférable à une réponse fiable.

Huitième leçon : la protection des données influence directement la confiance

Recruter et vendre nécessitent souvent de collecter des informations.

Dans un recrutement, l’entreprise peut recevoir :

  • un curriculum vitæ ;
  • une adresse ;
  • un numéro de téléphone ;
  • des informations sur le parcours ;
  • des attentes salariales ;
  • parfois des données plus sensibles.

Dans une relation commerciale, elle peut traiter :

  • les coordonnées du client ;
  • des informations bancaires ;
  • des documents internes ;
  • des données personnelles ;
  • des accès informatiques ;
  • des secrets commerciaux.

La manière dont ces informations sont protégées devient donc un élément essentiel de la relation.

Salesforce indique que 71 % des clients interrogés se sentent de plus en plus protecteurs envers leurs informations personnelles, tandis que 64 % considèrent que les entreprises se montrent imprudentes avec les données de leurs clients. 

Une entreprise rassurante doit pouvoir expliquer

  • quelles données sont collectées ;
  • pourquoi elles sont nécessaires ;
  • combien de temps elles sont conservées ;
  • qui peut y accéder ;
  • quels outils sont utilisés ;
  • comment exercer ses droits ;
  • comment les informations sont supprimées ;
  • si des sous-traitants interviennent.

La cybersécurité n’est donc pas seulement une question technique.

Elle participe directement à la réputation et à la confiance.

Neuvième leçon : les salariés constituent une partie de la réputation commerciale

La confiance nécessaire pour recruter et celle nécessaire pour vendre ne doivent pas être traitées comme deux sujets indépendants.

Un salarié satisfait peut devenir un excellent ambassadeur de l’entreprise.

Inversement, une organisation qui traite mal ses équipes peut finir par fragiliser son image auprès de ses clients.

Les clients observent de plus en plus :

  • la stabilité des équipes ;
  • les prises de parole des salariés ;
  • les conditions de travail ;
  • les engagements sociaux ;
  • la manière dont les dirigeants communiquent ;
  • les éventuelles controverses ;
  • la cohérence entre les valeurs annoncées et les pratiques.

Le rapport 2026 d’Edelman indique que « mon employeur » reste l’institution la plus digne de confiance pour les salariés interrogés, avec un niveau de confiance global de 78 %. Il montre également que les collègues, les responsables directs et les dirigeants proches gagnent en importance dans la construction de la confiance. 

Cette position donne à l’entreprise une responsabilité particulière.

La confiance interne peut soutenir la confiance externe, mais uniquement lorsque les salariés vivent réellement les valeurs présentées aux clients.

Dixième leçon : la confiance permet de moins dépendre du prix

Lorsqu’un prospect ne connaît pas une entreprise, il dispose de peu d’éléments pour comparer.

Le prix devient alors un critère central.

À l’inverse, lorsqu’un prestataire inspire confiance, le client peut accepter de payer davantage pour réduire le risque :

  • d’un projet mal réalisé ;
  • d’un retard ;
  • d’une absence de suivi ;
  • d’une perte de données ;
  • d’un prestataire qui disparaît ;
  • d’une solution inadaptée.

La confiance ne permet pas de facturer n’importe quel montant. Elle permet de mieux faire comprendre la valeur de l’accompagnement.

Le rapport d’Edelman place d’ailleurs la confiance au même niveau que la valeur perçue parmi les critères déterminants d’achat. 

Dans le recrutement, le mécanisme est comparable.

Une entreprise ne peut pas toujours proposer le salaire le plus élevé. Elle peut néanmoins devenir attractive grâce à :

  • un management fiable ;
  • des missions claires ;
  • une organisation stable ;
  • de bonnes possibilités d’apprentissage ;
  • des engagements respectés ;
  • une communication honnête ;
  • une véritable qualité de vie au travail.

Le salaire reste important, mais il ne compense pas durablement un environnement dans lequel la personne ne se sent pas en confiance.

Onzième leçon : reconnaître une erreur peut renforcer la crédibilité

Certaines entreprises cherchent à éviter toute reconnaissance publique d’un problème.

Elles craignent qu’admettre une erreur fasse fuir les candidats ou les clients.

Pourtant, la manière dont l’entreprise réagit à un problème peut être plus importante que l’erreur initiale.

Une réponse crédible suit généralement plusieurs étapes :

  1. reconnaître les faits ;
  2. expliquer ce qui est connu ;
  3. éviter de chercher immédiatement un responsable extérieur ;
  4. présenter les mesures prises ;
  5. informer les personnes concernées ;
  6. vérifier que le problème ne se reproduit pas.

Une entreprise qui ne commet jamais d’erreur paraît peu réaliste.

Une entreprise qui reconnaît ses difficultés et montre comment elle les corrige peut paraître plus fiable.

Les erreurs qui détruisent rapidement la confiance

Promettre ce que l’entreprise ne maîtrise pas

Garantir un résultat, un délai ou une évolution professionnelle sans disposer des moyens nécessaires crée une attente impossible à satisfaire.

Modifier les règles en cours de route

Changer le prix, les missions, les horaires ou les conditions après l’accord donne l’impression que la personne a été volontairement trompée.

Utiliser de faux témoignages

Les témoignages inventés ou excessivement génériques peuvent produire l’effet inverse de celui recherché.

Ne répondre qu’aux avis positifs

La manière dont une entreprise répond à une critique est souvent plus révélatrice que la critique elle-même.

Automatiser les échanges sensibles

Un message automatique peut convenir pour confirmer la réception d’une demande. Il est moins adapté pour annoncer un refus après plusieurs entretiens ou traiter une réclamation importante.

Confondre transparence et exposition totale

La transparence ne signifie pas publier toutes les informations internes. Elle consiste à donner aux personnes les éléments dont elles ont besoin pour décider en connaissance de cause.

Créer un décalage entre communication et réalité

Une marque employeur très attractive ne compense pas durablement une mauvaise expérience salariée.

Une communication commerciale ambitieuse ne compense pas un service insuffisant.

Comment construire la confiance pour mieux recruter

Présenter une offre réaliste

Les missions, la rémunération, le lieu de travail, les contraintes et les perspectives doivent être compréhensibles.

Montrer les véritables conditions de travail

L’entreprise peut présenter les équipes, les outils, les méthodes et les projets sans créer une image artificiellement parfaite.

Humaniser le processus

Le candidat doit pouvoir échanger avec les personnes avec lesquelles il travaillera réellement.

Respecter les délais annoncés

Lorsqu’une décision prend plus de temps, un simple message d’information évite de laisser la personne sans réponse.

Donner aussi des informations pour refuser le poste

Un recrutement réussi ne consiste pas à convaincre tous les candidats. Il consiste à attirer les personnes auxquelles le poste correspond réellement.

Comment construire la confiance pour trouver des clients

Expliquer clairement l’offre

Le prospect doit comprendre ce qui est inclus, ce qui ne l’est pas et comment se déroule la prestation.

Publier des preuves adaptées

Réalisations, démonstrations, avis et études de cas doivent être suffisamment précis pour être utiles.

Être visible et identifiable

Les coordonnées, l’identité de l’entreprise, ses mentions légales et les personnes responsables doivent être faciles à trouver.

Sécuriser les échanges

Les documents, paiements, identifiants et données clients doivent être protégés par des outils et des procédures adaptés.

Assurer le suivi après la vente

La confiance se renforce lorsque le client sait que l’entreprise restera disponible après la livraison.

Une même stratégie pour les candidats et les clients

Une PME peut améliorer simultanément son recrutement et son développement commercial en travaillant sur les mêmes fondations :

  • clarifier son positionnement ;
  • tenir ses engagements ;
  • présenter ses méthodes ;
  • documenter ses réalisations ;
  • recueillir des témoignages authentiques ;
  • former ses équipes ;
  • améliorer la sécurité ;
  • répondre aux critiques ;
  • expliquer l’utilisation de l’intelligence artificielle ;
  • harmoniser sa présence en ligne.

La marque employeur et la marque commerciale ne sont pas deux identités séparées.

Elles représentent la même entreprise observée par deux publics différents.

Un plan d’action simple pour une PME

Vérifier les informations publiques

L’entreprise peut commencer par contrôler son site, ses réseaux sociaux, ses fiches professionnelles et ses coordonnées.

Interroger des personnes extérieures

Demander à un client, un candidat ou un partenaire ce qui lui a donné confiance — ou créé un doute — permet d’obtenir une vision plus réaliste.

Réécrire les promesses trop générales

Les expressions comme « qualité », « innovation » et « proximité » doivent être accompagnées d’exemples.

Formaliser le parcours candidat et client

Chaque personne doit savoir quelles seront les prochaines étapes et quand elle recevra une réponse.

Recueillir des preuves

Une réalisation documentée et un témoignage précis valent souvent mieux que plusieurs publications promotionnelles.

Améliorer un engagement à la fois

La confiance se construit progressivement. Il est préférable de respecter parfaitement quelques engagements clairs plutôt que d’accumuler les promesses.

Conclusion

La confiance est devenue un facteur essentiel parce que les candidats et les clients disposent de davantage d’informations, mais rencontrent aussi davantage de discours artificiels, de contenus automatisés et de promesses difficiles à vérifier.

Pour recruter, une entreprise doit prouver que l’expérience proposée correspond à son discours.

Pour vendre, elle doit montrer qu’elle possède les compétences, l’organisation et la fiabilité nécessaires pour tenir ses engagements.

Dans les deux situations, les mêmes principes s’appliquent :

  • être identifiable ;
  • communiquer clairement ;
  • montrer des preuves ;
  • reconnaître ses limites ;
  • protéger les données ;
  • respecter les personnes ;
  • tenir ses engagements ;
  • rester cohérent dans le temps.

La confiance ne se crée pas grâce à une campagne de communication ponctuelle.

Elle se construit par l’accumulation d’expériences cohérentes entre ce que l’entreprise affirme, ce qu’elle réalise et ce que les autres disent d’elle.


Sources

  • Edelman — Trust Barometer 2026, rapport mondial : place de l’employeur dans la confiance et évolution des attentes envers les dirigeants. 
  • Edelman — Brand Growth in an Insular World, 2026 : influence de la confiance sur les décisions d’achat et importance des recommandations extérieures à la marque. 
  • Apec — Évolution des pratiques de recrutement en 2025 : attentes des candidats en matière de considération, de transparence et de clarté. 
  • Apec — Communiquer avec transparence pour inspirer confiance : authenticité du discours et présentation des axes d’amélioration de l’entreprise. 
  • Apec — Transparence salariale, étude menée auprès de 600 entreprises françaises en 2025. 
  • France Travail — Tendances du recrutement en 2025 : réputation de l’employeur et vérification des informations par les candidats. 
  • Salesforce — State of the AI Connected Customer : confiance, intelligence artificielle, transparence et protection des données personnelles. 

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